L’importance des atomes du grain de sable 04 juin 2017 Qui donc se souci des atomes d’un grain de sable ? Lorsque vous avez fait un beau château de sable dernièrement avec vos enfants, où bien, dans des temps plus anciens, lorsque vous étiez vous-même cet enfant, vous êtes-vous demandé quelles étaient les bactéries qui vivaient paisiblement (ou pas d’ailleurs !) sur votre grain de sable ? Pourtant, chaque grain compte dans les fondations de votre château, et du coup, la composition de votre grain de sable aussi. Parce que si tous les grains sont de mauvaise composition, alors votre château va s’effondrer au premier souffle. Mais bon, tout de même… aller jusqu’à l’atome, et pourquoi pas jusqu’au noyau de cet atome… Non, franchement, on s’en fout complètement. Alors imaginez maintenant que votre château représente l’univers entier. Certes, c’est un grand château ! Qui donc oserait construire un tel monument ? Mais bon, là n’est pas le sujet du jour. On va se contenter qu’un jour, un gars c’est dit : « bah, aujourd’hui, je faire un putain de château que personne n’aura oser faire, et je vais même lui donner un nom : « Univers » ! ». Alors, voilà notre Architecte qui se lance dans sa construction pharaonique (c’est un minimum pour qualifier la chose), et bon, il est tellement balaise, qu’en huit jours seulement, il fabrique un grain de sable…. Ah… là tout d’un coup, ça le fait moins. 8 jours pour faire un grain de sable ?? C’est une blague là ? Mort de rire, le type a eu besoin de 8 longues journées pour un truc aussi ridicule qu’un grain de sable ? Alors, on peut se demander combien de temps il lui aura fallu pour tous les autres grains de sable nécessaire à la construction de son château… Mais bon, passons, ce n’est toujours pas le sujet du jour. Donc, au bout … d’un certain temps, le gars a enfin tous ces grains pour faire son univers, son gros, son grand, son tellement grand univers, qu’on se dit qu’il a un poil la folie des grandeurs tout de même. Mais il l’a fait ! Bravo ! Congratulation… c’est merveilleux, immense, ça fonctionne comme ça peut, mais on va lui reconnaître que la finalité de son projet tient la route. On va prendre maintenant un microscope, et regarder le grain de sable qui lui a couté 8 jours. Enfin, l’un des grains de sables. Parce qu’on peut, en toute logique supposé qu’il y en a plusieurs qui lui ont couté la semaine. Et là, on voit effectivement des trucs minuscules, s’agiter sur le grain. Mais franchement, il va vous falloir un sacré microscope pour arriver, à force de superposition de lunettes grossissantes, à apercevoir, la plus égocentrique de toutes formes vivantes de cet Univers infini. Parce que, figurez-vous, que cet ersatz de vie s’est persuadé que lorsqu’il sera arrivé au bout de son existence éphémère, l’Architecte lui-même prendra la peine de regarder tous les moments de son existence, de les juger, et de les gratifier d’une médaille d’or, ou bien de l’envoyer en colle jusqu’à, on ne sait trop quand. ﷯ Franchement, quand je regarde un grain de sable, même si j’arrive à imaginer 7 milliards de « trucs » qui pourraient éventuellement vivre dessus ; je me vois mal en prendre ne serait-ce qu’un seul, et lui dire : « alors, voyons ce que tu as fait sur ton grain de sable, ces 80 dernières années… ». Parce, en fait, quand je fais mon château, j’en ai un peu rien à faire. Naaaa mais je sais… je ne suis pas l’Architecte hein… je ne peux pas comprendre…c’est pas DU TOUT un problème d’égo de penser qu’un Dieu nous observe à tout moment, et qu’il s’intéresse à nous, parce qu’on est trop important. Non non non, c’est tout à fait logique. Tout architecte pourra confirmer : chaque forme vivante du grain de sable qui va se retrouver dans le mortier de sa cathédrale, à toute son attention, à chaque instant de son chantier. Je trouve, personnellement, assez vicieux, de la part de notre grand Architecte, de nous avoir doté d’un égo à ce point encombrant. Alors que nous avons des raisonnements aussi lourds que le texte que je viens d’écrire, nous ne parvenons même pas à nous rendre compte de notre stupidité, grâce à nos talents égotistes. Sincèrement, j’appelle ça du vice. C’est à ce demandé si finalement, le gars ne vient pas passer ces week-ends sur la lune pour se fendre la gueule à observer une bande de clowns qui se prennent tous pour le Graal, trônant sur la table du Roi, dans la salle principale d’un Château de sable, en Espagne. Bien, après avoir écrit ça, je viens de signer une quantité indéfinie et inquantifiable, d’heures de colle après ma mort, c’est sûr ! Déjà, je vais mourir brûler sur un bûché… je ferais mieux de retourner à mon crochet La fée clochette existe ! 10 juin ﷯ Je l’ai rencontrée ! C’est une vielle dame maintenant, qui tente désespérément de rester vivante en s’accrochant frénétiquement à sa jeunesse, dont il ne reste clairement plus que les capricieuses gesticulations hystériques, desquelles plus aucune poudre merveilleuse ne s’échappe. Déjà, dans sa jeunesse, nous savions tous à quel point elle était colérique et jalouse, mais l’âge ne fait pas toujours de miracle, même chez les fées, et clochette a perdu ce petit suffixe qui faisait d’elle un ravissement pour les enfants. Le temps a amplifié ses perpétuelles frustrations et ma rencontre avec ce personnage mythique à mis au grand jour sa soif pathologique de pouvoir et de domination, qui transpirait dans chacune de ses envolées lyriques. Madame l’a fait en nous tenant de longs discours sur la détresse des « miséreux », pauvres diables sans argent qui hantaient les couloirs de son immeuble, ou de sa mémoire, on ne savait plus trop... Même un prêtre aurait eu du mal à concurrencer cet exemple de piété, sauf peut-être à la fin, où à trop chasser son naturel, nous nous le prîmes en pleine face, par des conclusions un peu paradoxales. « les pauvres, c’est dramatiquement triste, mais c’est tout de même mieux quand ils sont loin de moi ». Petite Cloche, qui ne tinte plus que par grincements acerbes, nous a donné un cours magistral sur la peur de l’autre, le dénie, la mauvaise foi et j’en passe… Une compilation symphonique de tout ce que l’humain a de plus douteux, interprétée en trois accords dissonants, avec autant d’inspiration qu’un rappeur qui s’essaye au chant lyrique. Bon, j’avoue, pour sa défense, que je n’ai dormi que deux heures cette nuit et que mon inspiration matinale doit être légèrement influencée par une légère fatigue. Quoi que… je pense avoir eu beaucoup de retenue en vous dressant le bref portrait de cette épouvantable vielle dame. 

Mileandre

Le dragon n'a qu'à bien s'tenir !