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C’est lors d’une promenade matinale autour de sa mare, que Crapaude avait un jour vu une espèce de chapelier fou à quatre pattes qui cherchait ses canines échouées dans les roseaux. Il lui expliqua qu’il venait de se prendre un coup de bosse d’un dromadaire mal élevé, ce qui lui avait causé la chute d’une partie de sa dentition.
Partisane des causes désespérées, Crapaude se joint à cet énergumène pour l’aider dans ses recherches, et chemin faisant, elle découvrit que le canin possédait un trésor !
Trésor qu’il voulait ne plus tenir secret, mais bien au contraire exposer au grand jour…
La batracienne lui proposa d’exposer la chose sur internet, meilleur endroit pour qu’un secret ne soit plus !
Tout le monde connait le penchant de Crapaude pour des langages aussi divers que variés, et personne ne s’étonnera donc qu’elle profita de l’occasion pour se lancer dans l’apprentissage d’un langage de programmation.
Ça changeait un peu du poisson rouge, de l’escargot ou bien de l’huitre, dont le vocabulaire est, il faut le dire assez limité.
Le php est un langage pratiqué par tellement peu de gens, que finalement on ne l’apprend pas pour communiquer avec d’autres, mais juste pour dire : je connais le php.
Crapaude, après de longs mois d’hiver d’apprentissage et d’arrachage de pustules, fini par entendre quelque chose aux nombreux symboles qui s’agitaient dans son cerveau batracien.
Le grand jour arrivait… elle avait terminé le site internet pour l’étrange canin rencontré quelques mois auparavant, et sa bande de scientifiques, fondus d’objets tout tordus, alambiqués à souhait, aussi étranges que le Q.I. des huitres est bas.
L’assemblée de professeurs Tournesol attendait avec une certaine impatience de découvrir le travail de Crapaude.
Accompagnée de son binôme (elle avait trouvé en route un Bernard-L’hermite au bord d’un bassin salé qui lui avait fait part de son intéressement au dit php et l’avait embarqué dans l’aventure), elle s’avança sur la tribune, et, ventouses prudemment fixées au sol, Dame batracienne commença sa présentation par un magistral croassement, suivit d’une longue série de clics ventousés.
Précision que les claviers ne sont pas prévus pour les extrémités gluantes des pattes aussi agiles soient-elles, et que Crapaude se sortie brillamment de cette épreuve.
La salle de conférence fût plongée dans un silence religieux, ponctué de regards émerveillés lorsqu’enfin les trésors du siècle dernier apparurent à l’écran.
A la grande surprise de notre mangeuse de mouches, elle pouvait ressentir un réel bonheur se dégager de l’assemblée subjuguée par le défilement des images de tous ces objets datant de plus d’un siècle.
C’est donc les joues gonflées par les compliments qu’elle rentra chez elle, satisfaite de sa journée !
Elle croaaaaassa tout le retour qu’elle connaissait le langage php, même si elle savait pertinemment qu’elle pourrait tout juste dire « passe moi le sel » dans ce langage. Mais être orgueilleuse des fois, c’est amusant ![]()
Moralité : travaillons plus pour savoir dire “passe moi le sel” ![]()
Je l’ai eu !!! J’suis bonne pour Baltar !
Il est quasiment minuit, l’audition a été trèèèèsss longue… j’vais m’coucher, mais promis je vous raconte ça demain !

(le demain…)
L’ambiance était assez détendue lorsque je suis arrivée, mon “sésame” planqué dans ma chemise de chant. Ces dames mettaient les chaises en cercle, pour attendre leur tour d’audition.
Cinq nouvelles choristes étaient présentes, quelque peu intimidées.
C’est sur que pour une entrée en matière, se faire auditionner est un peu raide. Certaines angoissaient passablement à l’idée de se retrouver toute seule à chanter face au chef de choeur, ce qui donnait un petit coup de stress assez amusant à l’atmosphère.
Au démarrage, toutes se précipitaient vers la porte pour passer la première, histoire d’être débarrassé de cette terrible pression.
Je comptais passer dans les premières pour brandir ma belle image devant l’assemblée, mais vu comment se passer les choses, je préférai attendre un peu.
A la place, j’ai pris mon appareil photo, et j’ai tiré le portrait de toutes les dames présente pour le trombinoscope de l’association.
Et puis à un moment, j’en ai eu marre d’attendre, n’en pouvant plus de dissimuler le tout puissant sésame de la nouvelle star, je l’ai vivement sortie de ma chemise, porté à bout de bras, l’air interrogatif et soucieux… j’ai interrogé l’assemblée :"Vous l’avez pris ??? Vous l’avez pris j’espère !!??? hein ?? parce qu’il le faut pour être sur d’y arriver !!”
Là, les choristes quelques peu interloquées par cet intervention inattendue ce sont mise à rire… surprenant hein ? Et puis toutes ! Haaaaaa sacrée nouvelle star ! (Moundir à du souci à se faire, parce qu’il est visiblement moins connu … )
J’en conclu qu’on commence à se détendre un peu dans cette chorale, et qui sait… peut-être une petite envie de chanter va faire son apparition d’ici peu ?? 
Quoi qu’il en soit, le chef m’a signé mon sésame ! J’ai enfin un CDI dans ce choeur ! Ouf !!
Vous pensez que j’ai signé pour 30 ans moi aussi ???
A cette formidable question existentielle qu’un internaute à posé à Google (on peut supposer que l’internaute n’est pas français d’ailleurs, et que Google à toujours autant de mal à faire des traductions digne de ce nom) et qui a atterri sur ce site, je répondrai par une interrogation :
Quand vous parlez des hommes, serait-ce des êtres humains en général, ou ceux du sexe masculin ?
Constatant que votre recherche vous a mené sur un billet qui était le fruit d’une grande réflexion philosophique (Pourquoi les hommes veulent du sexe et le femmes de l’amour ), je pourrais effectivement penser que c’est une partie seulement de la population qui vous pose souffrance…
Soyons simple… ou “binaire” si vous préférez (parce que Sergio, on t’a tous reconnu !!) vous êtes cruels, parce que… VOUS LE VALEZ BIEN !! ![]()
Voilà… c’était le billet philo de la semaine, je retourne à mes plantations !